Quelle eau Boire

Notre consommation d’eau à l’épreuve de la démarche zéro déchet

 

Quelle eau boire pour préserver notre santé et notre environnement ?       

 

 

Cette question fondamentale m’est personnellement survenue à la vue de toutes ces bouteilles en plastique qui finissent à la poubelle. Quel volume cela représente !  Elle se pose aussi lorsque l’on est attentif à sa santé. Le corps humain est essentiellement composé d’eau, et la bonne qualité de celle que l’on boit est la première des choses à surveiller ! Aussi quelles sont nos options lorsqu’il s’agit de faire converger ces problématiques ? C’est l’objet de cet article.

 

Nous avons à disposition en France de l’eau du robinet. Elle est potable selon les critères mis en place par les institutions publiques. Nous avons également des eaux de table, des eaux de source et des eaux minérales. L’eau de table est soit de l’eau de source, soit de l’eau du robinet embouteillée (sic). L’eau minérale est une eau qui vient également d’une source mais qui acquiert l’appellation ‘minérale’ car elle a en plus une certaine teneur en minéraux. Toutes ces eaux peuvent être conditionnées de diverses manières.

 

Contenants à eau et déchets

 

Penchons-nous d’abord sur les contenants. Eliminons d’emblée l’eau en bouteille en PET (polyéthylène téréphtalate) car c’est une véritable aberration. C’est celle que l’on retrouve pourtant dans la grande distribution. Les bouteilles sont très polluantes car peu recyclables, et l’on retrouve plein de microparticules de plastique à l’intérieur ! Même chose pour les bidons vendus dans le commerce, bien qu’un peu moins polluants du fait du volume d’eau.

 

Quid des bouteilles en verre ? Le verre est recyclable à l’infini, mais cela n’élimine néanmoins pas le coût en énergie de recyclage et de fabrication d’une bouteille (bagage écologique). De plus le prix est élevé. Loin d’être idéal donc… A moins de trouver un système de consigne, qui pourrait être une bonne solution. Ce système connaît aujourd’hui une nouvelle jeunesse et Biocoop par exemple propose des bouteilles en verre consignables.

 

Courantes en entreprise, les fontaines à eau. Dans ce cas, les contenants sont volumineux : quinze, vingt litres, et sont généralement en plastique dur. L’avantage de ce plastique est qu’il est réutilisable. Une vingtaine de fois pour les bonbonnes. Ce n’est donc pas idéal mais la quantité de déchets est très nettement réduite.
Enfin, pour l’eau du robinet, on ne parle pas de contenant, et c’est de ce point de vue l’eau avec l’empreinte la plus douce pour l’environnement. Mais c’est aussi une eau qui soulève d’autres questions quant à sa qualité.

 

Qualité de l’eau du robinet

 

Subsiste une question. Celle, cruciale, de la qualité.
Nos sociétés inconscientes ont malheureusement versé dans des excès qui font que l’on retrouve du plastique partout, même dans l’eau embouteillée en verre ou dans l’eau du robinet. C’est, hélas, le triste constat de plusieurs études. Cependant, les niveaux retrouvés sont nettement plus faibles que dans les bouteilles en plastique. (Il semble donc que le plastique passe directement depuis la bouteille dans l’eau ; deuxième raison au passage pour les éliminer sans scrupule). Outre ce perturbateur endocrinien notoire, qu’en est-il des autres polluants ? Que peut-on dire des eaux de source/minérales en comparaison avec celle du robinet ?

 

Avant toute chose, il convient de dire qu’il peut y avoir de grosses divergences entre les eaux du robinet de différentes régions, pour des raisons que l’on comprendra aisément : environnement, type de terrains, type de source… Le lien suivant permettra à chacun de consulter les données de l’eau publique depuis le site gouvernemental. Les paramètres surveillés sont d’un côté d’ordre bactériologique et de l’autre physico-chimiques avec des indicateurs tels que le pH, la quantité d’aluminium, d’ammonium etc. : Une parenthèse ici sur le plomb duquel il a souvent été question par le passé.
La présence de cet élément ne concerne a priori pas les eaux minérales ou de source. Sa présence est infime dans l’eau stockée dans les bassins de rétention. Les canalisations publiques ont pour la grande majorité été remplacées et ne contiennent plus de plomb. On n’en retrouve donc peu ou pas dans l’eau du robinet à moins d’avoir des canalisations du métal en question à même l’immeuble. Si tel est le cas, une simple précaution s’impose : laisser couler avant consommation afin d’éliminer l’eau stagnante.

 

Quelle eau boire

De manière globale, on constate que l’eau est propre à la consommation en France d’après les analyses. Les critères surveillés sont contrôlés régulièrement et garantissent une « eau conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés ». C’est une très bonne chose, mais le point faible de ces analyses est qu’elles ne prennent pas en compte quantité d’éléments qui sont présents aujourd’hui dans l’eau, tels que des résidus de médicaments et de plastiques. Les rares études sur le sujet se bornent à contrôler un élément indépendamment de toute autre chose, niant les potentiels effets cocktails. Sans rentrer dans la paranoïa, le seul fait que certains cours d’eau abritent aujourd’hui quantité de poissons hermaphrodites devrait nous alerter sur les résidus de perturbateurs endocriniens dans l’eau.

 

On appelle xénobiotiques des composés tels que les anti-inflammatoires, anti-cancéreux, antibiotiques, antidépresseurs, parabènes, pesticides, produits cosmétiques. On retrouve quantité de ces perturbateurs endocriniens dans nos rivières et ils sont impliqués dans le processus de féminisation des poissons. La plupart des xénobiotiques sont persistants, bio-accumulatifs et toxiques. Ces polluants ne sont pas traités dans les stations d’épuration actuelles et sont rejetés dans l’environnement. Comment s’éviter de consommer ces produits ?

 

Traditionnellement, certains yogis préconisent diverses actions afin de purifier l’eau, comme par exemple de la placer dans un contenant en verre qui reste à la lumière du soleil avant de la consommer. Aujourd’hui une étude scientifique vient confirmer cette préconisation en particulier. En effet, des chercheurs ont mis au point un procédé nommé xénolyse : il s’agit d’un traitement par ultraviolet des xénobiotiques. Les différentes molécules testées ont été à chaque fois dégradées totalement avec un temps d’exposition compris entre 30 minutes et 3 heures. Selon Jacques Debuire, ingénieur en traitement des eaux, et Florence Benoit-Marquié, chercheur en photobiologie, qui ont conjointement développé ce procédé, « les UV explosent les résidus de médicaments et les perturbateurs endocriniens. Cela les minéralise et rend les molécules inertes. Résultat : 0 taux de toxicité. Et ce, sans production de nouveaux déchets grâce à l’utilisation des ultra-violets. » Leur travail de plus de dix ans a été validé par le CNRS et l’université de Toulouse.

 

Prenons le temps d’apprécier cette formidable nouvelle. En attendant l’installation de tels systèmes au niveau des stations d’épuration, la lumière du soleil nous offre le rayonnement UV nécessaire à la décontamination des xénobiotiques.
En conclusion, voici ce que nous recommandons et faisons personnellement à la maison : Après avoir laissé couler l’eau destinée à la consommation depuis le robinet quelques instants, nous remplissons une bonbonne en verre transparente que nous plaçons ensuite à proximité d’une fenêtre. Elle reposera ainsi au minimum 24 heures pendant lesquelles nous pouvons voir évoluer son aspect.
En la buvant après ce délai, une fois décantée, libérée du chlore et des xénobiotiques, son goût est très nettement différent, bien meilleur, au point que l’eau du robinet apparaît désagréable par contraste. Avec ce simple procédé, l’eau de consommation n’a pas créé de déchet et est clairement très pure. Pour terminer, nous suivons également certaines recommandations traditionnelles telles que disposer plantes et cristaux afin de créer un environnement sain dans l’appartement.

Et vous, quelles solutions avez-vous trouvez pour votre consommation d’eau. Partagez-nous vos expériences et connaissances en la matière. Nous avons hâte de vous lire dans les commentaires.

 

Merci de nous avoir lu, et retrouvez Greenwego pour des ateliers zéro déchet pour vos collaborateurs en entreprise et vos clients dans les magasins bio, boutiques de vrac.         


Greenwego ateliers zéro déchet pour entreprises DIY cofondatrice Renée Ndjouli
Renée
Animateur zéro déchet
Thibaut

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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Notes

Dossier de presse sur le lancement du plan gouvernemental sur les résidus de médicaments dans l’eau (qui contient lui-même plusieurs liens sur le sujet) :

 

Comment on "Notre consommation d’eau à l’épreuve de la démarche zéro déchet"

  1. Michele FAROY BECK

    Super travail..je dois encore lire les directives gouvernementales en lien.
    La meilleure des eaux minerales est celle qui a le moins de teneur en residus sec ..je crois que c est la Monclair ?
    Je vais de ce pas mettre ma carafe d eau du robinet aux UV 24h00 …faut il la boucher ou la laisser s aerer ? Pour zero déchet. Je n ai pas l habitude de boire celle du circuit parisien…je vais essayer.
    A plus tard apres ma lecture..

    • Renée

      Bonjour Michel,
      Effectivement, il est bon que l’eau au quotidien ait une teneur en résidus secs faible (inférieur à 100 mg/L), comme c’est le cas pour la Mont Roucous par exemple. Pour ce qui est de la carafe, mieux vaut la laisser fermée pour éviter le dépôt d’impuretés et le développement de bactéries. La laisser ouverte permettra simplement une meilleure évaporation du chlore, mais ce composé s’évapore déjà assez rapidement… De plus, il convient de consommer l’eau assez rapidement ensuite.

      Cordialement

  2. Brianhip

    Very good website you possess here.

  3. Stevana

    Bonjour,
    je découvre seulement maintenant votre site qui est intéressant.
    Concernant cet article, pourriez vous me donner les références qui mentionnent une éventuelle efficacité des UV sur les xénobiotiques contenus dans l’eau du robinet svp ?
    J’ai trouvé plein de références mentionnant l’efficacité des UV dans la stérilisation (action contre bactéries, virus et autres micro-organismes) de l’eau mais rien sur les xénobiotiques.
    En vous remerciant par avance,
    Stevana

    • Renée

      Bonjour Stevana,

      Je vous remercie pour ce commentaire.
      Concernant votre demande, nous avons indiqué toutes nos sources en annexe de cet article.
      Je vous invite donc, à en prendre connaissance.

      Bien à vous
      Renée

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